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Association pour le Développement Durable du Bassin d’Arcachon

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Journées nationales d’Etudes de l’Association Nationale des Elus du Littoral (ANEL)

samedi 17 octobre 2009, par Gérard Ruiz

Du 14 au 16 octobre , se sont tenues à Boulogne les journées nationales d’études de l’ANEL sous un soleil clément et dans une ville au patrimoine maritime et historique particulièrement riche et souvent insoupçonné. Le thème des parcs marins y fut abordé.

Du 14 au 16 octobre , se sont tenues à Boulogne les journées nationales d’études de l’ANEL sous un soleil clément et dans une ville au patrimoine maritime et historique particulièrement riche et souvent insoupçonné.

Pour ceux qui ont l’occasion de passer par là, prenez le temps de visiter NAUSICAA, le grand équipement des ressources de la mer.
Vous y découvrirez un concentré des merveilles de toutes les mers du globe et une richesse d’informations sur ce qui constitue une des ressources majeures de notre développement à venir pour peu que nous sachions les protéger.
Mais mon propos n’est pas de faire la promotion d’une ville qui sait très bien le faire elle-même.

Les journées nationales d’études de l’ANEL sont l’occasion de traiter entre élus et responsables des questions du littoral d’un sujet particulier ou général touchant à la réalité du littoral.
C’est une occasion unique de rencontrer des élus locaux, souvent de petites communes confrontés à des problèmes que nous connaissons également sur le Bassin d’Arcachon, de pression foncière, de multi-usages, de réglementation parfois tatillonne mais souvent utile pour protéger nos paysages et notre patrimoine naturel.

C’est aussi l’occasion d’échanger sur de grands sujets comme la stratégie maritime de notre pays, les problèmes de la pêche ou des activités économiques liées à la mer.

J’y participe régulièrement en tant qu’administrateur de cette association ainsi que d’autres élus Aquitains, mais malheureusement trop peu nombreux.
Il faut signaler la présence, à ces journées, du Vice Président du Conseil Général de la Gironde, maire de Lanton ainsi que celle de notre collègue M. Daverat au titre de représentant de la région aquitaine.

Cette année, le sujet des études portait sur le Grenelle de la Mer, la grande concertation qui se déroule actuellement entre l’Etat, les collectivités territoriales et les professionnels et associations pour déboucher sur un Livre Bleu qui doit donner les grands axes de la stratégie maritime et littorale de notre pays pour les années à venir.

Les débats ont tourné autour de la pêche et de ses problèmes, sur les énergies renouvelables en mer (éoliennes) ou sur le littoral (centrales photovoltaïques), sur la nécessaire concertation entre élus locaux en charge de la gestion du littoral et l’Etat responsable de l’espace maritime et sur la protection de l’environnement. Mais aussi sur les potentialités de notre domaine maritime, le 2ème du monde grâce à nos départements et territoires ultramarins.
Les élus de ces territoires étaient particulièrement nombreux et n’ont pas manqué de rappeler que si la France avait un tel potentiel dans les développements maritimes à venir, c’était grâce à eux qui représentent 97% de la zone maritime reconnue à la France.

Mais si je vous parle de cela, c’est aussi parce qu’a été abordé le problème de la gestion des espaces littoraux et maritimes.
Tous les élus présents ont souligné la nécessité d’avoir une vision transversale de la gestion de la mer et du littoral.
Ils ont tous souligné l’utilité de la loi littoral et la nécessité d’être vigilants pour qu’elle ne soit pas modifiée. Il a été rappelé également qu’il existait des procédures nombreuses pour protéger et valoriser les atouts du littoral.

A ce sujet, l’intervention de C. Gaubert, le maire de Lanton, à la tribune, a porté sur la politique de gestion intégrée du littoral girondin. Il a souligné l’intérêt d’une approche multisectorielle et le souci de prendre en compte les diverses attentes des usagers.
Il a surtout souligné combien, à ses yeux, la mise en place d’un parc marin était une nécessité sur le bassin et posé la question de la mise en place de la mission de préfiguration, actuellement en attente de la signature du ministre.

La réponse est venue sans équivoque du président des aires marines protégées lors de son intervention.
Les missions sont déjà lancées pour l’estuaire de la Gironde, le lagon de Mayotte et les 3 estuaires ( Picardie) et elles vont démarrer avant la fin de l’année pour le bassin d’Arcachon, la Bretagne Nord, la Bretagne sud, la Corse et la Martinique.

C’est donc là une excellente nouvelle, car nous pouvons ainsi espérer pouvoir, lors de la mise en place de cette mission, lever toutes les ambiguïtés derrière lesquelles certains responsables et élus locaux se retranchent pour ne pas se prononcer sur la nécessité d’un tel outil de gestion.

Il a rappelé également que la nouvelle gouvernance qui fait si peur à de nombreux élus locaux, pour un parc marin consistait à mener une concertation sur un territoire, avec tous les représentants d’usagers, des professionnels et des élus pour définir un périmètre, un conseil de gestion, et des orientations de gestion, mais ne consistait pas à priver quiconque de ses pouvoirs de décision respectifs.
Il y a là un éclaircissement notable de cette notion de gouvernance, longuement développée par ailleurs au cours de ces journées et sur laquelle les élus présents autant que les représentants de l’Etat, la société civile et les professionnels se sont retrouvés.
Espérons que nos élus locaux sauront surmonter leurs craintes et rejoindre l’avis de la majorité de leurs collègues, maires de communes littorales.

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